Focus du mois : LGV Bordeaux-Hendaye et Bordeaux-Toulouse

Le chiffre du mois : 1500 

C’est le nombre de personnes réunies contre la construction des LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, le week-end du 11 au 13 octobre, d’après les organisateur·ices à France Bleu. De son côté, la préfecture de la Gironde annonce dans un communiqué entre 800 et 1000 participant·es. 

A l’appel de différentes organisations opposées au projet ferroviaire, leurs militant·es se sont réuni·es dans le village de Lerm-et-Musset, à 75km au sud-est de Bordeaux, situé sur le tracé de la future ligne.  

Elles dénoncent l’artificialisation d’environ 5.000 hectares, l’imposition une taxe spéciale à plus de 2.300 communes pour fiancer la LGV et souhaitent rénover la ligne existante pour les trains du quotidien. 

La carte du mois 

Cette carte réalisée par Freinage d’Urgence, un des collectif anti-LGV, situe les autres actions menées durant ce week-end.  

D’après un communiqué de presse des organisations, elles ont visé d’une part des entreprises impliquées dans la construction de la nouvelle ligne comme Lafarge, le géant du béton qui fournira de quoi construire 400 viaducs et tunnels ou encore Euratlantique, l’entreprise en charge de la construction du quartier éponyme derrière la gare Saint-Jean, accusée de gentrifier la métropole et d’intensifier ses flux.  

D’autre part, des opérations de communication plus festives ont eu lieu en gares, notamment à Bordeaux. 

La photo du mois 

Le député LFI-NFP de la 3e circonscription de la Gironde, Loïc Prud’homme, était présent pour manifester son opposition au projet. 


Il a prononcé mercredi 17 octobre un discours à l’Assemblée nationale demandant au ministre des Transports d’abandonner les nouvelles LGV, permettant d’après lui d’économiser 14 milliards d’euros et de préserver des écosystèmes en danger. 

Tout comme les militant·es anti-LGV, il défend les trains du quotidien et une réorientation du budget alloué à ces LGV sur des lignes existantes en mauvais état comme la Bordeaux-Nantes ou la transversale Bordeaux-Lyon, où des travaux se sont suivis d’un abandon de la ligne en 2014.