
Le studio d’enregistrement d’O2 Radio, pour le journal comme les émissions thématiques. C’est ici que je présentais les brèves en direct à midi.
Les brèves : l’info locale au quotidien
Chaque matin, c’est la même routine : arrivée à la rédaction à 9h pour consulter l’information locale. En amont, durant mon trajet, je me suis déjà informé·e de ce qu’il se passait dans l’actualité à toutes les échelles. Mais une fois installé·e dans l’open space d’O2 Radio, il faut se concentrer sur l’actualité des communes aux alentours : Cenon, Lormont, Floirac, Bassens … Un petit tour sur le site des mairies s’impose alors afin de savoir les prochains évènements organisés par la mairie ou les associations de la commune, les travaux … Dans le même temps, on consulte ses mails pour lire les communiqués que l’on a reçu : communication institutionnelle, politiques, entreprises ou associations, il y a de quoi faire. Puis il faut aller chercher d’autres communiqués et dossiers de presse par soi-même : sur le site de la Métropole ou de la Préfecture, des organismes publics …
Vient ensuite le temps de la rédaction : il faut apporter le plus d’informations possibles tout en étant concis·e et clair·e car les auditeur·ices n’ont que le son, pas d’images ou de texte. En quelques phrases, on leur donne les “5W”, tout en veillant à ne pas déborder sur le temps d’antenne de(s) invité·es du journal de midi – les brèves ne doivent pas dépasser trois minutes.
Les reportages : donner la parole à celleux que l’on n’entend pas
Lire des communiqués quotidiennement, ça donne des suggestions de reportages. Tout comme les posts que l’on voit sur les réseaux sociaux, le bouche à oreille ou bien encore les affiches dans la rue. Avec toutes ces infos, toujours se poser cette question : cela va-t-il intéresser les personnes qui m’écoutent ? O2 se focalise sur l’actu des Hauts de Garonne : un forum de l’emploi à Tresses, l’inauguration des nouvelles bornes à déchets alimentaires à Lormont ou un festival au Rocher de Palmer ? Parfait ! On prend un Tascam (que l’on a essayé au préalable – on n’est jamais à l’abri d’une batterie vide ou d’un bug), on se rend sur place, et on pose ses questions bien préparées aux différent·es interlocuteur·ices. Dans certaines situations comme une manifestation ou un festival, des prises de son sont nécessaires pour s’immerger dans l’évènement.
Le montage : faire passer des messages de manière audible
Quand on parle, on fait des bruits de bouche, bégaye, cherche ses mots et se répète, c’est naturel. Mais à la radio, c’est très désagréable à écouter. Alors une séance de “nettoyage” s’impose. “Nettoyer” un son, c’est éliminer toutes ces choses désagréables que je viens d’évoquer. À O2 Radio, le montage se fait sur le logiciel Audacity. On fait des coupes pour enlever les passages indésirables, tout en essayant d’avoir les transitions les plus naturelles possibles. En plus de permettre d’avoir un son qualitatif, le nettoyage permet de garder l’essentiel des propos de(s) l’interviewé·es, afin d’aller à l’essentiel et de respecter un certain timing, bien qu’à O2 nous n’avons pas de consignes précise sur le temps que doit faire un son nettoyé.
