Le 11 mars, le TGV M était présenté aux journalistes et passioné·es du rail à la Gare de Lyon à Paris. Ce train qui devrait entrer en service en 2026 sur l’axe Paris-Lyon-Marseille se veut capacitaire et confortable, avec de nombreuses innovations.
La principale caractéristique de cette nouvelle génération de trains à grande vitesse est d’être modulaire, d’où le “M” de TGV M. Concrètement, cela veut dire que selon la fréquentation, des voitures pourront être rajoutées ou enlevées de la rame, afin de former des TGV à 7,8 ou 9 voitures. C’est inédit, jamais on avait “découpé” d’automotrice, comprenez les trains qui n’ont pas besoin de locomotive pour rouler.
Dans sa composition à neuf voitures, le TGV M pourra transporter 740 passager·es, du jamais vu sur nos rails … et en unité multiple (UM), la capacité totale atteindra 1480 passager·es. À titre de comparaison, les Ouigo, qui ont les rames les plus capacitaires du parc TGV, ne peuvent transporter que 640 personnes, soit 100 de moins que le TGV M.

Un confort amélioré
Pour les sièges, un tissu tricoté en 3D et une mousse mieux adaptée aux différentes morphologies a été choisi. En première classe, les sièges sont cinq centimètres plus larges que dans les générations précédentes de TGV avec des accoudoirs pleins et un appui-tête réglable. En seconde classe, la structure plus fine des sièges permettrait, selon la SNCF, de gagner cinq centimètres pour les jambes.
Le Wifi tant décrié a été reboosté, mais dépend toujours de la couverture 4G/5G de la voie ferrée. Des prises et des ports USB sont présents à chaque place … mais pas d’USB C ici, un antique USB A datant de la conception du train à la fin des années 2010 ; le même problème se retrouve dans les futures rames MP19 de la RATP.
Quant aux PMR, leur accessibilité est sensée être facilitée avec une plateforme élévatrice et une voiture basse dédiée. Cependant, la plateforme est complexe et des pannes ne sont pas à exclure.
Le Bistro : la voiture bar à deux niveaux
Pour la première fois, le Bistro (ne dites plus “voiture bar”) est disposé en mezzanine sur deux étages. On achète ses produits en libre-service avec une borne à l’étage inférieur, et on casse la croûte à l’étage avec un espace de restauration de 28 places assistes dans un style cocooning très nordique. Le/la barista vous accueillera toujours en voitures 4 et 14, mais le libre-service permettra de réduire considérablement le temps d’attente.
Adieu les plats de chef·fes hors de prix, ici on aime la simplicité, comme le croque-monsieur à 7,90€, la meilleure vente de la voiture bar. Le Bistro TGV !nOui est avant tout convivial, presque à la bonne franquette. Alain Krakovitch, directeur de TGV et Intercités, déclare à la presse « On vise la convivialité, les échanges, en faire un vrai endroit pour passer le temps ». Rendez-vous dans un an sur la LGV Sud-Est pour l’essayer à grande vitesse !
