Ce mardi 29 avril restera une date symbolique pour 2 raisons : d’une part car on célébrait les 2 ans de l’extension du tram A vers l’aéroport de Mérignac, de l’autre car les essais des bus électriques de la ligne G ont débuté.
29 avril 2023, 11h. Pour la première fois, un tram rempli de passager·es arrive à l’aéroport. À bord, de nombreux·ses élu·es – maires, président de la Métropole, préfet et député (battu aux dernières législatives) – et curieux·ses impatient·es d’enfin emprunter au bout de quatre ans de travaux cette nouvelle section de ligne longue de 5km avec 5 nouvelle stations, desservant le centre commercial Mérignac Soleil, Chemin Long, Cadéra-Issartier, Caroline Aigle et bien évidemment l’aéroport. Après un pot d’accueil sur le parking du Carrefour, le foule s’est engouffrée dans le tram pelliculé spécialement pour l’occasion qui les conduisit à l’aéroport. S’en suit alors la photo des « officiels » devant la rame toute pimpante au terminus, avant d’entamer les traditionnels discours d’autocongratulation suivis de petits fours et de rosé.



En attendant la ligne F
Le tram A vers l’aéroport dépasse largement les prévisions de Bordeaux Métropole, qui annonçait en août 2024 10 000 voyageur·ses par jour en période de haute activité de l’aéroport et 8 000 voyageur·ses par jour en période basse. À l’arrêt « Aéroport », c’est + 80 % de fréquentation via le tram A par rapport à l’ancienne Lianes 1. Prochaine étape ? Supprimer la desserte de l’aéroport avec le tram A … pour la remplacer par le nouveau tram F. Durant les travaux estivaux qui obligeront à bloquer les lignes A, C et D , un aiguillage sera posé à Porte de Bourgogne, permettant de relier de facto la partie ouest du tram A (vers l’aéroport) et la partie sud des lignes C et D (vers l’aéroport et Bègles) avec cette fameuse ligne F. Selon les prévisions de la Métropole, le trajet Gare <> Aéroport passera d’une heure à 45 minutes. Depuis la suppression de la desserte de l’aéroport par la Lianes 1 le 2 mai 2023, se rendre à la gare St-Jean était devenu complexe, soit avec un changement de tram à Porte de Bourgogne, ou en empruntant la navette 30′ Direct, plus chère (7€), ne passant qu’une fois par heure et à la ponctualité aléatoire, car elle emprunte la rocade. Cependant la multiplication du nombre de lignes circulant sur le même tronçon : deux entre Quatre Chemins <> Porte de Bourgogne <> Buttinière et même trois entre Porte de Bourgogne <> Carle Vernet pose question. Un problème sur une ligne pourrait impacter alors la quasi totalité du réseau et créer encore plus d’ « embouteillages de tram » comme c’est le cas sur le réseau strasbourgeois qui fait circuler plusieurs lignes sur les mêmes voies. Quant aux fréquences, au minimum 10 min même en heures de pointe, entre Quatre Chemins et l’aéroport, une amélioration semble compromise par la voie unique construite lors de l’extension qui limite le croisement des trams aux stations.
Ligne G, direction MÉCA-nique ?
Les tant attendus bus électriques Citea du constructeur néerlandais VDL arrivent au compte-goutte, et pour la première fois hier, l’un d’entre eux a circulé sur le parcours de la ligne G entre la MÉCA et St-Aubin Villepreux, les deux terminus de la ligne équipés de dispositifs de recharge pour les bus. La branche vers Issac ne devait à l’origine pas être réalisée, un non-sens au vu des bus qui restent remplis à longueur de journée après l’église de St Médard, l’infrastructure n’avait donc pas été prévue à temps. Pour l’instant, les usager·es ne peuvent pas emprunter le véhicule qui roule afin de réaliser des essais sur l’infrastructure de recharge avec le pantographe du bus, ainsi que pour tester le rampe UFR à chaque arrêt afin de s’assurer de la parfaite accessibilité des bus depuis les stations. Les bus arrivent avec du retard, leur livraison était prévue pour 2024 afin de coïncider avec l’inauguration du bus express, finalement organisée le 1er juin 2024 avec les Iveco Urbanway 18 GNC déjà présents sur l’ex-Lianes 3.
40 bus, d’une capacité de 134 passager·es dont 35 assis·es, ont été commandés fin 2021, les deux premiers exemplaires ont été livrés fin mars 2025. Ces bus seront mis en service progressivement d’ici la fin de l’année, comme l’indique Transbus. 300 conducteur·ices vont être formé·es à leur utilisation par Keolis, gestionnaire du réseau TBM.
