
Horreur Bergé et Élisabeth Borgne
Le gouvernement nouveau vient d’être dévoilé, je ne m’attendais à rien mais je suis quand même déçu·e. Les joueurs historiques du FC Macronie reviennent sur le terrain avant que l’arbitre Nouveau Front Populaire ne siffle un nouvel arrêt de jeu. Parmi les joueurs prévisibles dans cette équipe, on retrouve encore et toujours Sébastien Lecornu, Bruno Retailleau ou Rachida Dati, mais des politiques mis sur le banc font leur come-back. On retrouve « Miss 49.3 », plus connue sous le nom d’Élisabeth Borne, Gérald Darmanin ou encore un certain … Manuel Valls. Leur retour n’était pas attendu par grand monde, et cela pour de bonnes raisons. Personne n’a oublié le coup de force antidémocratique du gouvernement Borne pour imposer la réforme des retraites, ou les graves dérives xénophobes de Gérald Darmanin notamment lors du vote de la loi immigration l’hiver dernier. Et au milieu, une girouette ex-pseudo socialiste nommée Manuel Valls qui après de nombreuses années de fayotage auprès du Président a enfin réussi à remporter un ministère (les Outre-Mer).
Parmi des thématiques ultra racistes et xénophobes classiques de la droite, les LGBTphobies semblent un bon trait d’union entre nombre de ministres. Aurore Bergé, encore chargée ironiquement de la lutte contre les discriminations et l’égalité des genres, et Astrid Panosyan, ministre du travail et de l’emploi, soutiennent fièrement les autrices transphobes Dora Moutot et Marguerite Stern. Pour un bon gouvernement réac’ partisan de la manif pour tous, on retrouve Catherine Vautrin, ministre du travail et de la santé, Gérald Darmanin qui devient Garde des Sceaux, Annie Genevard partie à l’Agriculture et Bruno Retailleau à l’Intérieur.
D’autres personnalités aideront à instaurer un climat encore plus favorable à la transphobie, avec Rachida Dati qui s’est abstenue pour interdire les tortures sur les personnes LGBTQIA+, ou Françoise Gatel, ministre de la ruralité, qui a voté la proposition de loi interdisant les transitions médicales pour les mineur·es trans. Pour plus de détails sur l’homophobie et la transphobie des nouveaux ministres, ce post recense leurs prises de positions. L’Humanité titre son numéro du 24 décembre « L’échec assuré », ça va encore sentir le sapin pour cette fin de saison de la « Star Réac’ »
Trump détaille ses ambitions nauséabondes
Ce dimanche, l’ex et futur président étasunien Donald Trump était présent lors d’un meeting organisé par de jeunes conservateurs à Phoenix (Arizona), qui l’ont longuement applaudi quand il a encore martelé que le « wokisme doit s’arrêter ». Il a pu pendant 90 minutes donner les grandes lignes du programme qu’il appliquera à partir de janvier, entre xénophobie, transphobie et autres affirmations géopolitiques douteuses sur le conflit en Ukraine. Évidemment, ce genre de discours permet à Trump de faire le buzz sur des thématiques qui divisent les étasunien·nes.
Il a affirmé que dès son investiture le 20 janvier, « [il] signera des décrets pour mettre fin aux mutilations sexuelles des enfants, exclure les transgenres de l’armée et les exclure des écoles primaires, des collèges et des lycées », renforçant ainsi les discriminations touchant ces jeunes aux États-Unis comme partout ailleurs. Cette déclaration n’est pas une surprise, les positions du vilain petit canard Donald sur les personnes queer étant connues de tous·tes. De la même manière qu’il nie le changement climatique, Donald Trump nie l’existence des personnes non-binaires, déclarant que « La politique officielle des Etats-Unis sera qu’il n’y a que deux genres : homme et femme », bien qu’au pays de l’Oncle Sam comme ailleurs, se faire reconnaître en tant que tel·le soit mission impossible.
L’oppression conservatrice à l’encontre des minorités a commencé avant même l’investiture, puisque qu’il y a un mois, des membres « Républicains » du Congrès ont voulu interdire l’accès aux toilettes des femmes au Capitole à Sarah McBride, première personne trans élue à la Chambre. Il ne faut pas oublier que son super « ministre à l’efficacité gouvernementale » n’est autre qu’Elon Musk, connu pour sa transphobie envers même sa propre fille, qu’il mégenre et appelle par son deadname sur Twitter en accusant le « virus woke » d’avoir « volé son fils ». Le dégoût. Le combat pour sauver nos adelphes queer, handi·es ou racisé·es ne fait donc que commencer, aussi bien aux États-Unis qu’en France, où les horribles politiques trumpistes pourraient bien inspirer nos politiques, aussi bien au Rassemblement national qu’au sein du gouvernement …
