Le tribunal correctionnel de Tarbes a condamné une octogénaire pour avoir détérioré la voiture de sa voisine, le 28 septembre 2011. La prévenue, qui contestait les faits, a été reconnue coupable après un procès marqué par une défense jugée incohérente face à de nombreuses preuves.
Le 28 septembre 2011, vers 21h, Mme X s’en est prise au véhicule de sa voisine Pascale, garé près de son domicile à Tarbes. Selon les constatations policières et les témoins présents, le véhicule était stationné correctement et ne causait aucune gêne. Pourtant, Mme X, visiblement agacée, a tordu les essuie-glaces avant et arrière avant de rayer la carrosserie avec ses clés. L’agression envers le véhicule semblait motivée par un grief personnel plutôt que par un réel problème de stationnement.
Des témoins accablants
Une voisine présente ce soir-là affirme avoir clairement vu Mme X en train de rayer la voiture. « Elle avait des clés en main et rayait la voiture avec insistance », raconte-t-elle. D’autres habitants du quartier, alertés par le bruit ou ayant observé la scène depuis leurs fenêtres, ont confirmé les faits. La juge, confrontée à ces témoignages concordants, a mis en évidence l’évidence des faits : « Que faut-il de plus pour vous convaincre ? » a-t-elle lancé à la prévenue.
Une défense contestée
Malgré les témoignages, Mme X a nié en bloc, prétendant que ses clés étaient toujours rangées dans son sac et qu’elle promenait son chien à ce moment-là. Cependant, la juge a relevé des incohérences dans son récit, insistant sur le fait que plusieurs témoins l’avaient vue agir. Outre les dégradations, Mme X aurait insulté Pascale, ainsi que d’autres jeunes présents, les qualifiant de « mouchards ». L’attitude de l’accusée, combinée à son refus de reconnaître les faits, a joué en sa défaveur.
La prévenue condamnée
Pascale, la victime, avait demandé 300 € pour le préjudice moral subi, en plus des frais de réparation du véhicule (225 €) et d’une journée de travail perdue (135 €). Le tribunal a tranché et condamné Mme X à verser un total de 750 € de dédommagements : 225 € pour le préjudice matériel, 150 € de dommages et intérêts, et 375 € pour la perte de journée de travail de la victime.
Cette affaire a suscité de vives réactions dans le quartier. Certains voisins s’inquiètent du comportement de Mme X, qui aurait déjà eu des altercations avec d’autres habitants. D’autres estiment que la condamnation est justifiée et espèrent que cela servira d’exemple. La victime, soulagée par la décision du tribunal, a déclaré espérer tourner la page et retrouver une certaine tranquillité.
