Auteur/autrice : enoha_adm

  • Revue de presse : Jean-Louis Debré, la droite passe l’arme à gauche 

    Revue de presse : Jean-Louis Debré, la droite passe l’arme à gauche 

    Jean-Louis Debré, ancien ministre de l’Intérieur et président du Conseil constitutionnel, est mort à 80 ans, dans la nuit du lundi 3 au mardi 4 mars. 

    Jean-Louis Debré, lors d’une manifestation normande, sa région de cœur. (crédit :JP Pariente/SIPA)

    Avec sa famille, il aura grandement marqué la politique : son père Michel, résistant, rédigera la Constitution de la Ve République en 1958 et sera Premier ministre du général de Gaulle, rappelle LCP . La chaîne revient en détail sur son parcours politique : membre des cabinets de De Gaulle aux ministères de l’Agriculture et de Développement rural, à l’Intérieur, puis chargé de mission à Matignon, il avait adhéré au RPR lors de sa création en 1976 dont il deviendra le premier secrétaire général adjoint et porte-parole en 1994. 

    Chiraquien de la première heure, il devient son ministre de l’Intérieur en 1995. L’Humanité en garde un goût amer : “C’est notamment à cette époque que les histoires de Jean-Louis Debré et du quotidien se croisent. Suite à la publication, le 6 janvier 1996, d’un article relatant une « bavure » commise par un groupe de policiers, le ministre de l’Intérieur poursuit, le 5 avril de la même année, le journal à la quatrième section du parquet de Paris pour « diffamation publique envers une administration publique”. 

    RTL revient sur les relations entre l’ancien Président et J-L Debré : “l’amitié entre Jacques Chirac et Jean-Louis Debré ne signifie pas pour autant que leurs avis étaient identiques.”. Jean-Louis Debré regrette que Jacques Chirac, lors de sa réélection en 2002, n’ait pas ouvert son gouvernement à la gauche avec des réformes et un contrat de gouvernement. Par ailleurs, son amitié avec l’ancien président de la République vaudra à Jean-Louis Debré une marionnette dans l’émission mythique de Canal+ Les Guignols de l’info

    Dee son côté, Le Monde souligne qu’“il ne cach[ait] pas sa méfiance à l’égard de Nicolas Sarkozy, avec lequel il s’accroch[ait] régulièrement. Ses maladresses, son franc-parler lui valent de nombreux adversaires dans son propre camp. Ses ennemis le font passer pour un imbécile. Il fait mine de s’en amuser en se nommant lui-même « le connard de service », mais il reste blessé par les caricatures à son égard. 

    Élogieux, le Figaro retrace ses expériences locales, à travers ses mandats de député de l’Eure et de conseiller municipal d’Évreux : “C’est sans promesse et par sa seule gentillesse qu’il a conquis la pudique cité normande. Telle était sa force et le secret de sa réussite en politique : il aimait sincèrement les électeurs et affichait une simplicité de style dans laquelle chacun pouvait se reconnaître. […] C’est dans l’Eure qu’il exerça plus de vingt ans ses mandats locaux et nationaux. N’y passant presque jamais une nuit, mais étant présent partout et attentif à tous.”  

  • Papier – Quand l’AfD utilise l’IA pour booster le fascisme aux élections fédérales

    Papier – Quand l’AfD utilise l’IA pour booster le fascisme aux élections fédérales

    Le week end dernier, l’AFD, le parti d’extrême droite allemand, a récolté 20% des suffrages, le plus haut score pour l’extrême droite depuis Adolf Hitler … et l’IA y est sûrement pour quelque chose.

    En effet, le parti a généré avec l’intelligence artificielle des vidéos ou l’ont voit que des jeunes femmes blondes, afin de créer une réalité alternative au service d’une idéologie aryenne.

    Plus grave encore, certaines vidéos mettent en scène l’arrestation d’un ministre du gouvernement d’Olaf Scholz … qui n’a jamais eu lieu.

    L’IA est désormais très utile pour manipuler : fini les mains à 7 doigts, on distingue de moins en moins le vrai du faux ! Elle peut être utilisée de manière  dangereuse car permet de manipuler l’opinion à des fins idéologiques au mépris de la vérité.

    Le parti d’Alice Weidel n’a aucune obligation de mentionner que ces vidéos on été générées par IA, la réglementation européenne ne l’imposera qu’en 2026 !

    D’ailleurs, c’est le seul parti à avoir utilisé des visuels générés par l’IA pour ces élections fédérales. Et heureusement …

  • Gare de Bordeaux Saint-Jean : un inconfort persistant en attendant les travaux

    Gare de Bordeaux Saint-Jean : un inconfort persistant en attendant les travaux

    La gare Saint-Jean, bien souvent victime de son succès; il faut attendre la soirée pour un peu de répit (crédit : Enoha Debuire) 

    Espaces d’attente saturés, flux importants de passsager·es et travaux rendent inconfortable l’usage de la gare Saint-Jean. Des problématiques que compte régler le projet “Grande Gare de Bordeaux”, mené par SNCF Gares et Connexions. 

    Gare Saint-Jean, 11h40. Le hall 1 est bondé, difficile de s’asseoir. Des travaux au marteau-piqueur devant la boutique SNCF résonnent et masquent le son du piano, utilisé par un homme qui chante faux en même temps. Martin, qui emprunte le TER L42 vers Moulis-Listrac plusieurs fois par semaine, témoigne : “J’arrive toujours à la dernière minute car je trouve la gare anxiogène, et c’est rare de trouver une place assise.” Cette saturation des espaces d’attente oblige souvent les voyageur·ses à patienter debout, ou pour les connaisseur·ses de se rendre dans le hall 3 côté Belcier. 

    Les chantiers en cours au sein de la gare contribuent au malaise ressenti par les usager·es. Dominique, qui prend tous les jours le TER F43 vers Saint-André-de-Cubzac, exprime son exaspération : “Les couloirs sont étroits et pas pratiques, c’est toujours galère. En plus, en ce moment, ils font des travaux, ça donne encore moins envie d’être dans la gare !”. 

    Anne, qui attend l’Intercités nº4661 pour se rendre à Montpellier, partage son ressenti : “Je viens rarement à la gare Saint-Jean, mais c’est horrible ! Y’a du monde partout, on peut pas se poser, c’est bruyant… C’est jamais une partie de plaisir de venir à la gare, pourtant elle est très belle, avec la grande carte dans le hall et la verrière, c’est dommage.”. Elle dénonce “une gare inadaptée aux petits vieux comme [elle]”, sur un ton rieur. 

    Des améliorations en perspective 

    Consciente de ces problématiques, SNCF Gares et Connexions a lancé une concertation publique préalable sur le projet “Grande Gare de Bordeaux” du 2 septembre au 11 octobre 2024. Ce projet vise à repenser le fonctionnement de la gare pour assurer sécurité, confort et fluidité des échanges entre la ville, les différents modes de transport et le train. Parmi les aménagements envisagés : une nouvelle passerelle, plus d’espaces d’attente, des parvis réaménagés et des espaces souterrains réorganisés. L’objectif est de répondre aux besoins actuels et futurs des usager·es, avec une mise en œuvre progressive à l’horizon 2030. 

    27,9 millions de personnes traversent la gare Saint-Jean chaque année ; c’est la 19e gare la plus fréquentée de France. En attendant la réalisation des travaux, les voyageur·ses régulier·es comme Paul, qui se rend fréquemment à Paris pour son travail, doivent composer avec une gare inadaptée à un nombre aussi important de passager·es : “Heureusement, j’ai accès au salon Grand Voyageur, au moins là c’est confortable. Mais je sais que c’est un luxe que tout le monde ne peut pas se payer.”  

    Les travaux principaux pour offrir un usage simplifié de la gare Saint-Jean à tous·tes les usager·es auront lieu entre 2028 et 2030, afin d’accompagner la hausse de fréquentation constatée depuis l’inauguration de la LGV SEA (Tours-Bordeaux) en 2017. 

  • Micro-trottoir – Festival Imprimé 2025

    Micro-trottoir réalisé en partenariat entre le Festival Imprimé et l’EFJ Bordeaux auprès du public du Festival Imprimé au Rocher de Palmer, en février 2025, pour avoir leur ressenti sur l’évènement.

  • 8 mois après son inauguration, la ligne G modifie les habitudes des bordelais·es 

    8 mois après son inauguration, la ligne G modifie les habitudes des bordelais·es 

    La ligne G lors de son inauguration, le 1er juin 2025, au Grand Louis (crédit : Enoha Debuire) 

    Depuis son lancement le 1er juin 2025, la ligne de bus express G transforme le quotidien des habitant·es de Bordeaux et du nord-ouest de la Métropole, qui l’empruntent chaque jour par milliers. Bilan d’une “super ligne” se prenant pour un tram. 

    Avec une fréquence de 5 minutes aux heures de pointe et une circulation de 5h à minuit (jusqu’à 1h les jeudis, vendredis et samedis), la ligne G s’est rapidement imposée comme un axe structurant du réseau TBM, complémentaire du tram. Son succès est incontestable : près de 29 000 voyageur·ses l’empruntent chaque jour, avec jusqu’à 30 bus circulant en simultané en heures de pointe. 

    Des trajets plus courts et simples 

    La ligne G a modifié en profondeur les habitudes de nombreux·ses habitant·es. « Avant, pour aller du Palais de Justice à la Gare, il y avait la Lianes 1, mais on met aujourd’hui facile moitié moins de temps », explique Rémi, usager régulier. Pour beaucoup, la rapidité du trajet est un facteur décisif. « Le trajet [de St Médard centre] jusqu’à la gare prend moins de 50 minutes, alors qu’en voiture, c’est bien plus », affirme un conducteur affecté à la ligne. Mais en heure de pointe, ce trajet met près d’une heure et quart. 

    Les usager·es saluent aussi la fréquence des bus et leur praticité. « J’ai un arrêt juste devant chez moi [au Haillan] et je l’utilise tout le temps pour aller à la gare. Elle va à peu près partout et a pas mal de correspondances », affirme Eden. Les correspondances sont un point fort de la ligne : “Au Grand Louis, ça monte et ça descend beaucoup pour prendre la Lianes 35”, confirme le conducteur. 

    Une alternative réelle à la voiture ? 

    Si le bus express attire de nombreux·ses ancien·nes usager·es de la Lianes 3, elle a aussi convaincu certain·es automobilistes de laisser leur voiture. Jean-Michel, qui habite à Saint-Médard et travaille à Belcier, témoigne : « Je travaille en horaires décalés, et la ligne G est pratique car les premiers bus arrivent à Saint-Jean à 6h. Je n’utilise plus la voiture, je réfléchis à la revendre. Ma femme ne se sert presque plus de la sienne, car elle utilise aussi la ligne G pour aller travailler à Mériadeck. Elle gagne au minimum 30 minutes par rapport à la voiture. » 

    Justine, quant à elle, utilise la ligne G pour son activité de baby-sitting : « Je la prends toutes les semaines entre l’école des enfants que je garde dans Bordeaux Centre et leur maison à Eysines. Je prenais parfois la Lianes 3 et pour le même trajet, on met 30% moins de temps maintenant. Grâce au bus express, je n’ai pas de voiture, ce qui me fait faire des économies et me permet d’éviter les embouteillages et la recherche de stationnement. Et c’est plus écologique ! » 

    Et demain ? 

    L’arrivée de bus électriques, prévue au printemps, pourrait encore faire augmenter la fréquentation du bus express. Cependant, ces bus ne seront pas plus capacitaires que les actuels bus au gaz …  

  • SNCF Connect devra arrêter de mégenrer ses client·es

    SNCF Connect devra arrêter de mégenrer ses client·es

    Vidéo réalisée pour un post Instagram, publiée sur le compte des étudiant·es de 1ère année (auto-hébergée ici car le compte est en privé)

  • Conseil municipal de Marmande : les 4 points à retenir 

    Conseil municipal de Marmande : les 4 points à retenir 

    Des débats vifs sur les indemnités des élus, les projets culturels et la solidarité avec Mayotte ont marqué la séance. Entre tensions politiques et décisions marquantes, retour sur une soirée animée et décisive pour la ville. 

    De nombreux sujets ont été abordés hier soir à Marmande. Lors du conseil municipal, le maire Joël Hocquelet était confronté à l’opposition quant aux indemnités des conseillers municipaux. Les dépenses patrimoniales, une aide à Mayotte ainsi que le festival Marmande Février ont également été abordées. 

    Baisse des indemnités des élus : un débat tranché 

    « On ne s’enrichit pas, […] on ne doit pas s’appauvrir », a lancé Stéphane Francis. L’élu d’opposition a critiqué les indemnités des conseillers municipaux, jugeant qu’elles étaient insuffisantes pour couvrir la perte de revenus professionnels de certains élus. Une discussion s’est ensuite engagée autour du budget de la ville, les deux camps s’affrontant sur des chiffres et des décisions passées. Le conseil a entériné la baisse des indemnités du maire, de ses adjoints et des délégués spéciaux. Si cette mesure vise à rationaliser les finances municipales, elle a suscité l’opposition de Stéphane Francis, qui craint une désaffection des élus. Joël Hocquelet a défendu une mutualisation des ressources, déjà amorcée lors de la mandature précédente. 

    Patrimoine et culture à l’honneur 

    Outre les vifs débats, le conseil municipal a adopté plusieurs mesures en faveur du patrimoine et de la culture. La ville a annoncé l’acquisition de la sculpture « Le Lanceur de Javelot » de Raoul Eugène L’Amour de Dieu, une pièce historique liée aux Jeux olympiques de 1924. Par ailleurs, une collecte de fonds a été lancée pour restaurer la chapelle Saint-Benoît, et l’orgue Cavalier-Coll de l’église Notre-Dame fera l’objet d’un relevage technique pour assurer sa conservation. 

    Solidarité et fête de l’amour 

    Dans un élan de solidarité, le conseil a voté à l’unanimité une subvention de 5 000€ pour aider Mayotte, durement touchée par le cyclone Chido. Enfin, la ville a confirmé la reconduction de « Marmande Février », un mois de festivités commerciales et culturelles consacré à l’amour. Outre les incontournables marché des amoureux, renouvellement des voeux “pour permettre aux personnes de déclarer leurs sentiments”, ateliers créatifs et bal masqués de nouvelles animations sont à prévoir. Le célèbre festival Mondoclowns viendra également parader le 7 février dans la ville. 

  • Grande Interview – Stella, streapteaseuse

    Grande Interview – Stella, streapteaseuse

    Interview réalisée avec mes camarades Alicia Faure et Astrid David de Vignerte

  • Accident de tram à Strasbourg : entre dysfonctionnement et réactions racistes 

    Accident de tram à Strasbourg : entre dysfonctionnement et réactions racistes 

    Une des deux rames impliquées dans l’accident ( X : UnserLand )

    Grave collision à la gare de Strasbourg ce samedi 11 janvier. Une rame à l’arrêt a reculé en arrière dans la descente du tunnel probablement à cause d’un problème de freins, et a percuté le tram à l’arrêt en station qui a déraillé. Jeanne Barseghian, maire Les Écologistes de Strasbourg, évoque un « choc frontal suite à une marche arrière d’un tram » et rappelle que « Aujourd’hui, on ne sait pas ce qui a provoqué ce mouvement arrière du tram ». Une centaine de personnes impliquées dans l’accident, « Une cinquantaine » de personnes sont blessées et « en urgence relative », dont 15 ont été évacuées à l’hôpital. Quant aux deux conducteurs des trams, ils n’ont pas été blessés. 

    Des réactions racistes 

    Quelques heures seulement après l’accident, la fachosphère s’est empressée de l’utiliser à des fins politiques. Sur Twitter, un utilisateur s’exclame « le conducteur est d’origine algérienne ! N’est ce pas une attaques ou une déclaration de guerre ? » … alors que l’identité du conducteur n’est pas connue. Un autre utilisateur rajoute son grain de seul « Strasbourg ? Y’a pas un blanc », tandis qu’un utilisateur affirmant dans sa bio lutter contre la « gôche islamo-collabo » commente « Y’avait que de la racaille dites moi ? Strasbourg ne ressemble plus à rien non plus » Saga Africa à Strasbourg ? .Des propos condamnés par d’autres utilisateur·ices « Y’a eu une collision entre deux trams a Strasbourg là où j’habite je viens ici voir et les commentaires que je vois c’est “pas un seul blanc dans le tram” “Strasbourg en Afrique » et bah p*tain le racisme a de beaux jours devant lui … »